Mise en scène Catherine SCHAUB

Sous les traits de Samuel Labarthe revient Nicolas Bouvier. Après nous avoir entraînés à travers les Balkans, l’Afghanistan et l’Inde, l’écrivain-voyageur fait halte à Ceylan. La fièvre l’oblige à suspendre sa route et à séjourner de longs mois dans une chambre peuplée d’insectes et de visions étranges. De cette immobilité forcée naît une traversée intérieure, drôle, lucide et profondément vivante. L’écriture devient un remède, un recours pour transformer le réel et se reconstruire. 

Ainsi naît Le Poisson-Scorpion, surprenant manuel à l’usage de soi… Un voyage intérieur qui nous emmène très loin !

Une perfection de spectacle porté par l’intelligence, l’ultrasensibilité, l’élégance de Samuel Labarthe. (…) Dans la « grande » salle du Poche, le sentiment de l’enfermement étreint le spectateur, happé par ce moment qui voit la raison d’un être courageux vaciller peu à peu. (…) Aujourd’hui, du très grand théâtre. LA TRIBUNE DIMANCHE

C’est cette escale [à Ceylan] que l’excellent Samuel Labarthe porte à la scène, sous la direction de Catherine Schaub. (…) Labarthe campe un Bouvier bientôt en proie aux hallucinations. Loin de la carte postale, l’île devient un huis clos où le fantastique s’invite jusque dans les détails les plus anodins. Par moments, on se croirait dans Kafka ; à d’autres, chez Homère. Partout, Bouvier garde tout son humour. LE CANARD ENCHAÎNÉ

La langue est splendide, le texte magnifique, Samuel Labarthe ne le récite pas, il le ressent dans sa chair. Les minutes défilent à une vitesse folle pendant que le décor évolue faisant place à l’orage, à la pluie, comme pour personnifier l’humidité du climat, en tempête sous le crâne. Du génie textuel et scénique. LA TRIBUNE DE GENÈVE

Emmené par Catherine Schaub, Samuel Labarthe magnifie avec une précision de miniaturiste le phrasé musical de ce voyage. Il y fait corps avec la langue et transforme le flow de Bouvier en un élixir de jouvence palpable avec tous les sens. SCENEWEB